Aucune aide ne prend en charge un monte-escalier à 100 %, mais en les cumulant, le reste à charge peut fortement baisser. L’aide principale, MaPrimeAdapt’, couvre 50 ou 70 % des travaux pour les ménages modestes. Voici ce qui existe, pour qui, et dans quel ordre faire les démarches.
| Aide | Pour qui | Montant |
|---|---|---|
| MaPrimeAdapt’ (Anah) | Ménages modestes ou très modestes, 70 ans et plus, 60-69 ans en perte d’autonomie, ou en situation de handicap | 50 % ou 70 % des travaux HT, plafonnés à 22 000 € HT |
| TVA à 5,5 % | Logement de plus de deux ans, équipement adapté à la perte d’autonomie | Au lieu de 20 %, appliquée sur le devis |
| APA | 60 ans et plus, perte d’autonomie (GIR 1 à 4) | Selon le plan d’aide du département |
| PCH | Personnes en situation de handicap (dossier MDPH) | Selon l’évaluation de la MDPH |
| Caisses de retraite, aides locales | Retraités, habitants de certaines communes | Variable, souvent en complément |
MaPrimeAdapt’ est l’aide de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) pour adapter un logement à la perte d’autonomie. L’installation d’un monte-escalier fait partie des travaux financés, au même titre qu’une douche de plain-pied ou l’élargissement des portes.
Le foyer doit avoir des revenus « modestes » ou « très modestes » selon les barèmes de l’Anah, plus élevés en Île-de-France qu’en région. Le logement doit être la résidence principale ; propriétaires occupants et locataires (avec l’accord du bailleur) peuvent en faire la demande.
| Revenu fiscal de référence, Île-de-France 2026 | 1 personne | 2 personnes |
|---|---|---|
| Ménage très modeste (aide 70 %) | jusqu’à 24 031 € | jusqu’à 35 270 € |
| Ménage modeste (aide 50 %) | jusqu’à 29 253 € | jusqu’à 42 933 € |
Source : ANIL, fiche MaPrimeAdapt’, à jour au 3 septembre 2026.
L’aide couvre 70 % du montant HT des travaux pour les ménages très modestes et 50 % pour les ménages modestes, dans la limite de 22 000 € HT de travaux. Pour un monte-escalier seul, ce plafond est rarement atteint : c’est donc le prix réel de l’appareil qui sert de base.
Exemple : un monte-escalier tournant facturé 8 000 € HT (8 440 € TTC avec la TVA à 5,5 %). Pour un ménage très modeste, MaPrimeAdapt’ verse 70 % de 8 000 €, soit 5 600 €. Le reste à charge tombe à 2 840 €, avant d’éventuelles aides complémentaires. Voir aussi les prix d’un monte-escalier.
Attention : signer le devis ou commencer les travaux avant l’accord fait perdre le droit à l’aide.
La pose d’un monte-escalier peut bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 % au lieu de 20 %, lorsqu’elle s’inscrit dans l’adaptation d’un logement achevé depuis plus de deux ans à la perte d’autonomie ou au handicap. C’est l’installateur qui l’applique directement sur son devis, après une attestation de votre part.
Le crédit d’impôt pour l’adaptation du logement à la perte d’autonomie, longtemps utilisé pour les monte-escaliers, ne s’applique plus aux dépenses payées depuis le 1er janvier 2026. Seules les dépenses réglées jusqu’au 31 décembre 2025 peuvent encore être déclarées. Beaucoup de pages en ligne le mentionnent encore : vérifiez auprès de votre centre des impôts avant d’en tenir compte.
L’allocation personnalisée d’autonomie (APA), versée par le conseil départemental aux personnes de 60 ans et plus en perte d’autonomie (GIR 1 à 4), peut financer une partie de l’adaptation du logement dans le cadre du plan d’aide. La prestation de compensation du handicap (PCH), attribuée par la MDPH, comporte un volet « aménagement du logement ». Ces deux aides se cumulent avec MaPrimeAdapt’.
Votre caisse de retraite (Assurance retraite, Agirc-Arrco, MSA, régimes spéciaux) peut proposer une aide complémentaire, de même que certaines mutuelles et communes. Les montants varient : renseignez-vous auprès de chaque organisme avant de signer.
Non. Le monte-escalier ne figure pas sur la liste des produits remboursés par l’Assurance maladie. Il faut passer par les aides ci-dessus.
Non. Même en cumulant MaPrimeAdapt’ à 70 % et des aides complémentaires, il reste en général une partie à votre charge. Méfiez-vous des démarchages qui promettent une installation gratuite.
Oui, s’il occupe le logement à titre de résidence principale, remplit les conditions d’âge ou de handicap et de revenus, et obtient l’accord écrit de son propriétaire pour les travaux.
Il faut compter plusieurs semaines entre le diagnostic, le dépôt du dossier et l’accord de l’Anah. En cas d’urgence (retour d’hospitalisation), parlez-en à votre AMO et à l’installateur : une location ou un appareil reconditionné peut servir de solution d’attente.
Un appareil reconditionné posé par un professionnel peut être retenu, à condition de passer par un installateur qui fournit un devis et une facture en bonne et due forme. Un achat entre particuliers n’est en revanche pas finançable.
Montants et conditions vérifiés en octobre 2026 à partir des informations publiées par l’Anah, France Rénov’ et l’ANIL. Ils peuvent évoluer : consultez france-renov.gouv.fr avant de vous engager.
Un installateur de votre secteur prend les mesures et vous remet un devis détaillé, utilisable pour MaPrimeAdapt’.